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UN COURRIEL REÇU D'UN BON POTE
(Note par Jérôme: Je n'ai pas osé couper un seul mot de ce savourant courriel)
Salut d'jé,
J'écoute ton album fréquemment. Et je dois dire que c'est un excellent album. Il témoigne d'une belle chimie au sein du groupe. Les textes, un peu absurdes, truffés de calembourgs et un brin "engagés" sont forts originaux et intéressants. Et - qualité hautement appréciable - ils sont fort adroitement imbriqués à la musique. Ils s'agit véritablement de textes de chansons - et non de poésies. Tes "Pas là Papa pas la la maman" sont hautement réjouissants! J'aime beaucoup cette utilisation "rythmique" du texte.
Je remarque que tu n'as conservé que le matériel récent - assumant ainsi une rupture d'avec l'époque des Baboches. À mon avis, c'est là une excellente décision. Je constate une évolution importante entre cet album et le premier démo de Jack G. Marinovitch. La différence majeure est une participation plus active de tous les membres du groupe au processus de création. C'est un succès. Pour un groupe de rock, la musique est étonnamment riche. Soulignons d'ailleurs l'utilisation judicieuse du glockenspiel (l'orthographe est correcte?).
Le ton de l'album est un tantinet plus teigneux que dans le démo. Par ailleurs, il serait difficile de définir à quel genre de musique on a affaire. Souvent je déplore cette appartenance des groupes alternatifs québécois à des genres très codifiés importés de l'extérieur. Par exemple, un groupe de punk de Montréal qui sonne exactement comme un groupe de punk de Los Angeles. Jack G. Marinovitch m'apparaît effectivement comme un groupe alternatif sans toutefois tomber dans ce piège. Les influences qui le traverse sont si diverses qu'il devient difficile de lui accoler une étiquette - ce qui est très bien d
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